Les mots, les maux et l’émo(tion)

En ce samedi 15 décembre de l’an de grâce 2018 qu’à eu lieu la première dictée de Monaco. L’épreuve, organisée au sein du bunker auditorium du Lycée Technique de Monaco, a rassemblé pas loin d’une centaine de concurrents subissant les assauts scélérats des transenne, des stipendiaires, et autres thuriféraires bleu-gris.

Une première bonne enfant.

10789709664_IMG_2016C’est au compte goute à partir de 9 h 30 que monégasques, résidents et limitrophe, de tous âges, et de toutes professions, se sont pointés dans la grande salle où les attendaient feuilles d’examen et stylo pour participer à ce premier défilé de prose et de lexèmes. Dans une ambiance bonne enfant, sous l’égide et la bonhommie d’un ancien CPE du Lycée Albert 1er, en des temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre, retraités, professeurs, fonctionnaires, étudiants, conseillés nationaux, et autres piliers de bar, tous se sont prêtés au jeu d’une balade en Principauté aussi tortueuse et piégeuse qu’unique en son genre. 

Pour la beauté du sport.

Évidemment notre stagiaire n’a pas manqué cet évènement nonpareil en Principauté, et a vaillamment participé à cette affable compétition. Nous parlons ici de la beauté du sport, et non de performance pure, tant il est aussi crédible en orthographe qu’un cul-de-jatte vantant les mérites de la nouvelle paire de Nike. Heureusement, la direction de la Gâchette, dans sa grande mansuétude et sa bienveillance légendaire, a sponsorisé à l’ensemble de ses folliculaires un logiciel surpuissant de correction grammaticale leur permet d’écrire n’importe quoi et n’importe comment sans que cela ne se voit de trop dans nos colonnes. 

Un parcours tortueux.

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Le texté soumis à la diction haute et claire de Anthéa Sogno, responsable du fameux IMG_2015théâtre des Muses, est une balade au cœur des rues de la Principauté, une sorte d’hommage par les mots à ce pays si particulier qui est le notre. Débutant à Fontvieille, sa roseraie et ses hélicoptères aux trains épicycloïdaux, pour monter sur le Rocher au milieu des transennes, des pérégrins et des mâchicoulis. La transhumance se poursuit ensuite du côté des ornements baroques churrigueresques de l’Opéra de Monte-Carlo, puis de la soca du marché de la Condamine au pied des amaryllis rouge orangé, des brise-lames à jamais disparus, tout comme le jardin du Hall du Centenaire.

Un précieux moment de pure catharsis

Vous l’aurez compris, la question n’était point de savoir qui allait gagner, l’éducation nationale ayant quasiment tout raflé (mais point de professeur de français à l’appel), mais plutôt de prendre part dans l’allégresse (et quelques maugréements quant à la longueur un peu trop poussée de la chose) à une épreuve qui a fait ressurgir, pour bon nombre de participants, les effluves propres à l’enfance de chacun, des souvenirs d’école, et qu’ils fussent bon ou mauvais, sont toujours agréables et nostalgiques. Enfin, surtout, si nous concluons de la sorte, c’est que notre Stagiaire a encaissé un piteux « 40 fautes », dont une dès le second mot du titre… Vivement la prochaine édition !

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