No Finish Line : un alunissage pas sans conséquence

MONACO – Ce dimanche à 14 heures s’est close la 17e édition de la No Finish Line. Et comme c’est l’habitude depuis plusieurs années, un nouveau record de kilomètres a été établi sur le circuit serpentant entre les jardins de la Roseraie et la digue de Fontvieille. Cette année, le score de 392 516 kms a permis aux 11 889 participants de marcher de la terre à la lune. Malheureusement, si l’argent récolté va financer nombre de projets, cela n’a pas fait que des heureux.

Dimanche matin, peu de temps après le tour d’honneur du Prince Albert II sur le circuit, notre stagiaire-interviewer a rencontré John, un être malingre, à la peau grise, aux grands yeux noirs et à la calotte crânienne oblongue. Ce dernier sortait d’une vive discussion avec un des membres de l’organisation de l’évènement. Dans un bref entretien, Paul nous a expliqué être un lunien, un des rares habitants de la Lune, et qu’il venait demander des comptes quant à l’affluence massive qui passait devant chez lui depuis plus d’une heure.
« Je ne comprends pas. J’étais peinard en train de regarder la rediffusion de l’accostage de la Station Spatiale internationale par la fusée Soyouz, quand j’ai vu passer devant chez moi un vieil homme moustachu, penché en avant, qui marchait avec un vilain rictus sur son visage. Puis d’autres personnes sont arrivées, encore, et encore… Un vrai débarquement ! » L’extraterrestre ponctue sa présentation de grands gestes, afin d’illustrer le flot de gens qu’il a vu passer devant chez lui.
« Certains avaient des dossards, je me souviens du 41 (Didier Sessegolo, vainqueur chez les hommes) et du 29 (Mimi Chevillon, vainqueur chez les femmes), d’autres portaient des combinaisons bizarres. J’ai vu des gars passer en courant à toute vitesse, comme s’il y avait le feu quelque part (surement les pompiers, vainqueur des 24 h). J’ai remarqué beaucoup d’orange, avec des numéros dans le dos (l’équipe de la Fondation Flavien, 2e au général). » Paul prend un instant pour sortir un paquet de cigarettes.
« D’ailleurs, j’en ai choppé un au passage, pour lui demander ce qu’ils foutaient tous là. Avec ces va-et-vient, impossible de regarder la télé. Il m’a raconté le principe de votre évènement, les kilomètres transformés en euros pour une association qui vient en aide aux enfants. Il m’a même expliqué pourquoi il portait un t-shirt orange avec le numéro 27 dans le dos, et qu’il était fier d’apporter sa contribution, autant pour Children and Future, que pour la Fondation Flavien, pour aider à combattre les cancers pédiatriques. »

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« Ce qui serait super, c’est que l’an prochain, vous visiez Mars ou Pluton. Une visite tous les quarante ans, c’est largement suffisant ! » a-t-il pesté avant de rentrer chez lui. De quoi nourrir un peu plus les ambitions des organisateurs de la No Finish Line quant aux prochains objectifs à viser.

 

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