Rybolovlev et l’ASM FC, clap de fin ?

MONACO – La rumeur n’en est plus une. Dmity Rybolovlev chercherait bel et bien à se désengager de l’ASM FC comme les bruits courent à nouveau ces dernières semaines. Mais si l’information n’a pour l’instant donné lieu à aucune confirmation, nos sources contradictoires insistent sur le fait que l’ASM FC devrait disparaitre à l’orée 2020, dans une optique nettement plus ambitieuse, et surtout, hautement plus rémunératrice.

Un projet mutualisé.

En ayant marre de changer de projet tous les six mois pour gagner des clopinettes financièrement et sportivement parlant, le magnat russe propriétaire de l’ASM FC se serait rapproché ses derniers temps de Sergueï Dyadechko, généreux mécène de la Rocca Team, l’équipe de Basket professionnelle de Monaco. Pour sa première saison dans l’élite, l’Ukrainien a déjà remporté la Leaders Cup et fonce tout droit vers les phases finales en tant que premier du championnat.
L’idée est simple : mettre en place une mutualisation des ressources, du savoir-faire et des infrastructures pour permettre d’ici 2020 à la Principauté de se doter d’une franchise dans une des plus riches compétitions sportives au monde : la NBA.

La réponse aux critiques perpétuelles.

L’équipe de Dimitry Rybolovlev est depuis plusieurs saisons placardée comme le « grand ennemi » de la Ligue 1, uniquement à cause d’un propriétaire fortuné et de conventions fiscales particulières. Les autres dirigeants ont tout essayé juridiquement parlant pour le faire plier, sans succès. Alors ils se retranchent désormais derrière la seule stratégie qui leur reste : jeter le discrédit sur le club rouge et blanc, se moquer et critiquer afin d’en limiter son impact populaire, et de faire passer son propriétaire russe pour un paria, un tricheur, un méchant. Les petits ont la complaisance, et Monaco subit, ploie, et courbe l’échine. Cette idée de changer d’univers et basculer dans un système « américain » à la mentalité clairement différente serait donc une réponse ferme et diplomatique face à la haine d’un pays tout entier.

Des possibilités infinies.

Jouer en NBA, c’est intégrer un championnat plus sain, plus équilibré, où le marché est nettement plus vaste, où l’argent est tout autant brassé, sans être le tabou numéro 1, où les stars n’ont pas peur de dire ce qu’elles gagnent, où l’ambiance des matchs est familiale et sympathique, où le spectacle est garantit, qu’importe la rencontre, sachant que certaines équipes peuvent en disputer plus de 100 par saisons. De plus, la NBA n’a jamais caché vouloir étendre son domaine d’activité en Europe et en Chine. Londres est sur les rangs, et pourquoi pas Monaco ?
Si la Principauté supprime ses activités football et basket, il va y avoir la place pour une vraie franchise populaire de haut niveau. Intégrer la NBA apparaît comme une solution certes très couteuse au départ, mais probablement plus viable à long terme que la balle au pied. Et vu comment la salle Gaston Médecin est remplie à tous les matchs, il est fort à parier que si les résultats sportifs suivent, le public sera au rendez-vous.

Un seul problème, mais de taille.

L’unique bémol reste le problème du lieu où organiser les matchs. La salle omnisports du Stade Louis II est très loin d’être aux normes des standards NBA. Une extension en mer est lancée, au large du Grimaldi forum, et offrirait l’espace nécessaire pour une infrastructure d’envergure. Malheureusement, le temps que cette langue de terre soit opérationnelle et que l’édifice soit construit, il va se passer plus d’une dizaine d’années.
Par contre, avec l’arrêt du football, le Stade possède des tribunes et une pelouse inutile… Le cout des travaux sera fort conséquent, il est vrai, mais en gardant les arches, en mettant un toit vitré, et en remodelant l’espace intérieur et les tribunes, la partie « football » du Stade Louis II pourrait vite devenir un complexe haut de gamme qui accueillera l’équipe locale de novembre à juin, qui pourra recevoir de forts beaux concerts durant l’été (pour peu que le toit soit rétractable), et diverse manifestation jusqu’à la réouverture de la saison. Par la même, la Principauté réglera un problème récurrent : la pelouse du Louis II ne sera plus l’objet de railleries incommensurables…

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