Monaco : la mobilité avant tout !

Tout le monde l’aura remarqué : le discours d’intronisation de Stéphane Valéri fut passionnant, mais long. Mais passionnant. À la hauteur du grand président qu’il est. Et même ceux qui ont décroché au bout de la 5e minute auront quand même saisi que l’objectif numéro 1 de la mandature est le logement des Monégasques, problème principal tant il y a pénurie.

Construire, reconstruire, bouger

Le programme de Primo concernant le logement s’articule autour de 6 points, qui peuvent se résumer de la sorte :

  • Construire encore, notamment sur l’esplanade des pêcheurs, au-dessus de Carrefour ou au niveau de l’Annonciade 2.
  • Reconstruire mieux, les promoteurs qui, à l’instar de Tina Arena, demanderont à aller plus haut devront verser une compensation en habitations domaniales.
  • Bouger plus, et ainsi rentabiliser au maximum le parc d’appartement, dans lequel des familles nombreuses s’entassent dans des deux pièces, alors que retraités se perdent seuls dans leur immense loft sur Fontvieille.

Si la construction d’immeubles de nouvelle génération risque de prendre un peu de temps, si les surdensifications sont liées au bon vouloir des projets des lotisseurs, le premier angle d’attaque sera celui de la mobilité dans les domaines.

Les services gouvernementaux, les associations, les réseaux sociaux sont d’ores et déjà mis à contribution pour faciliter les échanges d’appartements. Et si ce procédé commence à porter des fruits si longtemps attendus, les retours des familles ayant bénéficié de cette possibilité montrent un taux de satisfaction frôlant la perfection.

La mobilité avant tout

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Le Conseil National, fort de ce fait, devait demander un petit coup de pouce à l’État pour permettre encore plus de mobilité, en particulier en allouant des aides substantielles aux personnes âgées vivant dans des appartements trop grands pour eux, mais avec un loyer convenable pour des retraites souvent modestes.

Cependant, Stéphane Valéri et son équipe ne vont pas en rester là.

En s’inspirant de ce modèle, et d’après les premiers bruits de couloir entendus par nos stagiaires, le Conseil National pourrait déposer rapidement une proposition de loi pour développer les chassés-croisés dans deux domaines sensibles aux Monégasques. Preuve s’il en est que la nouvelle majorité Primo est à l’écoute de la population qui l’a récemment élu.

La mobilité dans la fonction publique.

Ce n’est un secret pour personne : nombreux sont les fonctionnaires méritants qui végètent au fond d’un bureau sombre avec des rêves d’ailleurs et de changement. Mais qui pourtant restent bloqués sur leur fauteuil, faute à la lourdeur des procédures de recrutement, faute aussi de ne connaître la bonne personne au bon endroit.

Le Conseil national va donc permettre une mobilité accrue pour les fonctionnaires. Il leur suffira de trouver un agent de l’État qui souhaite changer aussi d’emploi, afin de pouvoir très rapidement « switcher » les deux postes sans passer par les longues formalités habituelles qui prennent actuellement plusieurs mois.

La prime de mobilité sera par la même doublée et c’est avec un espoir non dissimulé que les nouveaux élus voient un avenir radieux pour des jardiniers sur une mission de policier, pour des contrôleurs de la DASS en remplacement des professeurs d’école, ou des comptables avec un casque de chef de chantier.

La mobilité dans le couple

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Allant plus loin dans le confort du Monégasque au cœur même de son propre foyer, la majorité de la Haute Assemblée devrait parfaire sa proposition de loi en apportant un pan entier sur la mobilité au sein du couple. L’idée est toute simple et diablement efficace : vous et votre conjoint êtes monégasques, vous allez pouvoir échanger bientôt d’époux avec un autre ménage.

Le concept principal est de faciliter les démarches de divorce et de permettre aux personnes lassées par une monotonie conjugale parfois harassante de repartir dans une nouvelle vie sans avoir les embarras habituels des séparations houleuses.

Bien sûr, il faudra que cet échange corresponde aux besoins naturels des couples. Pas question pour un grand-père d’échanger mémé avec une jeune soubrette de 20 ans, dans la fleur de l’âge.

Pas question non plus de créer un statut de « cougars du pays », ou de voir des femmes avec 5 enfants s’encanailler avec des taxi-boys richissimes uniquement dans l’espoir vil d’avoir un jour un héritage tombant du ciel.

Ainsi, comme nous l’avons si souvent entendu dans les couloirs des bâtiments de la place de la Visitation : « ça va bouger ! »

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