Une légende sous le marché ?

En cette fin de printemps, le Marché de la Condamine est décidément au centre de toutes les attentions. Après le problème des « rescue dog » soulevé par Mme Fresko-Rolfo juste avant le grand-prix, puis les remous suite à nos interviews du chien monégasque et de Jean-Claude, le pigeon du marché. Nous pensions la semaine dernière, suite à notre enquête archéologique sur le trou qui ceinture la Place d’Armes, que tout ça allait se calmer. Que nenni ! Une nouvelle affaire secoue le Landerneau monégasque, en provenance des profondeurs terrestres…

Le marché, des blattes errent

En effet, mercredi dernier, nos sources contradictoires nous ont fait savoir qu’un nouvel habitant aurait tenté de s’installer dans les tréfonds de la Halle de la Condamine. Selon certains témoins, au cœur du marché, des blattes errent. Après nous être enquis des préposés gestionnaires de ce magnifique lieu de vie, il est apparu qu’en effet, cet animal « nuisible » aurait entrepris de se faire une place au soleil, aux cotés des pigeons et autres chiens qui continuent de déambuler la queue au vent malgré que les panneaux d’interdictions n’ont toujours pas été enlevés. Heureusement, les procédures idoines ont été mises en œuvre, et le visiteur indésirable a rapidement été envoyé ad patres.

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Un malencontreux chargement ?

Cependant, le passage des blattes au cœur de la halle de la Condamine nous a fortement interpelés. En effet, ce genre de bestiole ne débarque jamais toute seule. Soit un messéant est venu avec dans ses valises. Soit elle a été chassée d’un autre endroit, pour trouver refuge au marché. La première option nous a paru la plus plausible, d’autant plus que nous avons eu vent de rumeurs à propos d’un malencontreux chargement en provenance d’un pays voisin à destination de l’un des commerçants dont nous n’avons pas réussi à découvrir l’identité. Mais notre enquête a relevé que mis à part un alcool d’un fort mauvais tonneau, ce chargement ne comprenait rien d’autre, et à fortiori aucun insecte noir plus gros qu’une olive.

Une légende urbaine, pas si légendaire que cela…

C’est vers la seconde solution que notre stagiaire s’est donc projeté. Et après plusieurs jours d’investigations et de fouilles dans les tréfonds du marché, par delà les chambres froides et autres couloirs non moins tempérés, par-dessous le parking et la multitude de secrets qu’il recèle, nous sommes tombés sur le pourquoi de l’émergence des blattes de façon aussi soudaine et inopinée : elles ont été chassées. Oui, un prédateur nettement plus dangereux a délogé ces bestioles de leur habitat naturel. Un animal dont la légende veut qu’il ère dans les égouts de la plupart des grandes métropoles. Et qui avec le bioclimat tropical qui s’est installé en Principauté faute au réchauffement climatique : des crocodiles nicheraient bel et bien dans les canalisations monégasques.

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Si nous n’avons aucun vrai témoin oculaire, et aucune preuve scientifiquement irréfutable, il n’en reste pas moins que la présence du crocodile dans les tubulures monégasques expliquerait bien des choses, que ce soit au niveau de la résurgence des blattes dans la halle du marché, ou même les différents problèmes afférents à la source des Jardins d’Apolline. Si vous avez un quelconque indice, n’hésitez pas à les faire parvenir à notre rédaction. Si vous avez des nouvelles du stagiaire que nous avons envoyé traquer le téléosaure, nous sommes intéressés aussi.

Merci par avance.

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