L’indépendance de Monaco passerait-elle par son porte-monnaie ?

À l’aube des élections nationales de février 2018, l’Europe est un sujet central de cette campagne. C’était déjà le cas il y a 5 ans, et cela devrait occuper le débat public jusqu’à l’extinction des générations Y et Z tant ce sujet complexe divise l’opinion.

Eurosceptiques, europragmatiques, eurobéats, eurocambolesques, euroyaliste, les adjectifs que les protagonistes se jettent à la figure ne manquent pas. Et pourtant, il y a un sujet qui est passé sous silence par tous, c’est l’appartenance de Monaco à l’Euro. Disposer de sa propre monnaie, reconnue par tous, n’est-il pas le signe suprême de l’indépendance et de la souveraineté de tout État ?

Les équipes de la Gâchette ont voulu en avoir le cœur net et ont pris attache avec les experts du FMI (Fonds méditerranéen pour l’Indépendance). Ces derniers nous ont confirmé les trois signes qui marquent l’indépendance d’une nation : le drapeau, l’hymne national et la monnaie propre. Pour le drapeau, le doute n’est pas permi, même si nos voisins polonais ont tendance à nous la jouer à l’envers. Pour l’hymne national c’est la même chose, même si nombreux sont les autochtones à mâchouiller les paroles de ce noble chant dans la langue chantante de nos ancêtres.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Monaco, vers un territoire sous couverture ?

Il reste donc la monnaie, qui depuis la convention franco-monégasque, est alignée avec notre voisin frontalier, subissant les aléas du sesterce, des anciens francs, des nouveaux, puis de l’Euro. C’est dans l’optique de s’émanciper de l’Euro que nous nous sommes présenté au FMI avec l’idée d’une toute nouvelle unité monétaire 100 % monégasque : le barbagian convertible en or (le BICOU).

La réponse des experts du FMI ne s’est pas fait attendre. Oui, l’idée est bonne, mais la puissance financière de Monaco, dont le PIB est de 5 milliards d’euros environ, permettra-t-elle au BICOU de concurrencer des monnaies telles que le dollar, l’Euro ou bien la Livre Sterling ? Probablement pas, il vous faudra trouver des alliés avec les mêmes préoccupations que Monaco pour que la proposition soit faisable.
Des alliés, la Gâchette en a trouvé, en proposant à nos amis corses et catalans de se joindre à nous. Leur réponse a été enthousiaste. Les Corses ont proposé le FICOU (le figatelli convertible en or) et les Catalans le PICOU (le pata negra convertible en or). Le BICOU, le FICOU et le PICOU nous donneront la souveraineté et l’indépendance dont nous avons besoin. Et nous pourrons crier au monde, du haut du Fort Antoine : enfin libres !

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Monaco - Limoges : basket, live & élégance

Le visuel pour le lancement de cette nouvelle monnaie est tout trouvé. En fond, une mer limpide d’un bleu azur, en premier plan un BICOU géant représentant la puissance de nos économies, et en arrière plan, des barbagians avec des petites ailes pour Monaco, des figatellis avec des petites ailes pour les corses, et des pata negra avec des petites ailes pour les catalans.
Le slogan d’accroche pour le lancement pourrait être : « une monnaie unique pour les républiques bananières d’Europe ». Ce qui nous permettrait éventuellement d’attirer quelques pays des Caraïbes, gros exportateurs de bananes, dans ce beau projet….
Nous sommes dans l’attente de la réponse des experts du FMI sur cette proposition modifiée.

Une réflexion sur “L’indépendance de Monaco passerait-elle par son porte-monnaie ?

  1. Tout simplement génial j’en pleure de rire 😂.

    C’est beau c’est fin on en lirai sans fin.
    Ça me donne faim tout ça mais sans plantafin.

    Continuez comme ça car on risque bientôt de manger le barbagiuan à la carpe ou au lapin.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.