C’est une annonce qui bouleverse déjà les milieux qui n’étaient pas au courant : La Gâchette envisage officiellement de présenter une liste aux élections de 2028. Ni parti, ni collectif citoyen, ni mouvement de réflexion, la direction homnipotente du seul média de source 100% locale et contradictoire parle plutôt d’une “ambiance politique”, un format plus souple où les idées circulent librement, parfois même sans prévenir.
Le slogan provisoire, en cours d’impression sur des serviettes de feu le bar « le Zinc », donne le ton : « On ne promet rien, mais en toute transparence. » Une ligne saluée par plusieurs spécialistes qui y voient “la première profession de foi qui ne tente même pas de faire semblant”.
Les initiateurs assurent ne pas viser le pouvoir, mais plutôt “une présence institutionnelle décorative, comme une plante verte, mais avec un avis sur le budget”. La méthode de gouvernance serait simple : réunions courtes, objectifs ambitieusement flous, et communiqués rédigés avant même de savoir de quoi il s’agit.
Les sujets que personne ne voulait… enfin traités
Côté programme, la Gâchette a fait un choix stratégique : ne s’occuper que des sujets dont personne ne parle, soit par oubli, soit par prudence, soit par instinct de survie.
Premier axe : l’écologie. Pas celle des brochures glacées, mais celle qui dérange vraiment, comme éteindre les lumières des bureaux vides, remplacer les SUV par des vélos cargos, ou instaurer une journée sans climatisation “pour se souvenir du Moyen Âge thermique”.
Deuxième priorité : la sortie définitive de la liste grise. Solution proposée : changer le nom de la Principauté, afin de faciliter le travail des administrations. Si Monaco sera encore pour un moment sur liste grise, le « New Monaco » (nom provisoire) sera lui blanc comme l’agneau lavé avec Skip machine.
Enfin, le logement. Grande réforme structurelle : réserver les derniers étages des immeubles aux Monégasques. Officiellement pour la vue. Officieusement pour “le cardio, l’humilité et la sélection naturelle par ascenseur en panne”.
Les analystes sont formels : ce programme ne résoudra probablement rien. Mais pour la première fois, ce sera fait sans illusion, sans miracle et avec une certaine élégance.