Nouvelle règlementation des déchets : haro sur l’alcool et les animaux de compagnie ?

L’information a bel et bien été publiée au Journal officiel. Et pourtant, c’est en sous-marin que les conséquences de cet arrêté ministériel ont d’abord frémi, avant que les premières répercussions ne fassent vrombir les bas-fonds de la Principauté, tant est si bien qu’une révolution sous-jacente dès lors gronde. Après avoir eu le scalp des joggeurs matinaux, qui ne peuvent plus exercer leur art faute à ce couvre-feu qui les empêche d’aller contempler le soleil levant luisant de transpiration, ce sont des désormais les animaux de compagnies qui sont dans le viseur du Gouvernement. Mais pas que…

Une indiscrétion bien peu indiscrète

C’est donc par le truchement du Journal officiel de la Principauté que l’information est sortie, en catimini, comme c’est souvent le cas avec ce genre de média trop proche de la vérité pour réellement intéresser le quidam spécialiste pluridisciplinaire es-réseaux sociaux.


Est interdit le fait de déposer, d’abandonner, de jeter ou de déverser, en lieu public, à l’exception des emplacements dédiés à cet effet, des déchets, déjections, matériaux, liquides ou tout autre objet de quelque nature qu’il soit, y compris en urinant sur la voie publique.
Le non-respect de cet article est puni de la peine prévue à l’article L.560-9

Journal de Monaco OS n° 8.633

Ainsi, il est clairement écrit que toutes déjections, liquide ou autre sont interdits sur la voie publique, hors emplacement prédéfini. Une question se pose dès lors : comment vont pouvoir s’épancher nos amis à quatre pattes sans subir le courroux d’une maréchaussée avide de contraventions en tout genre ? Quels sont ces fameux emplacements idoines, et où se trouvent-ils ? Et surtout, qui est réellement ciblé par cette série de mesures hautement liberticides ?

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Les animaux, mais pas que !

Quand on parle de déjection, on pense immédiatement à ces belles bouses que l’on rencontre parfois sur nos trottoirs, issue du fondement d’un chien un peu trop pressé, ou d’un maitre pas vraiment scrupuleux. Mais pas que.

Les résidents et les Monégasques ont tous déjà croisé ces flaques d’un liquide indéfinissable d’où émergent des grumeaux peu ragoutants et une odeur de putréfaction intense. Ce genre de dépôt est la résultante d’une soirée où le trop-plein d’alcool vient retourner le transistor intestinal dans une gerbe posée au petit bonheur la chance. Mais pas que.

Que dire enfin de ces longues trainées de gouttelettes qui maculent le bitume après le passage d’une horde sauvage de joggeurs ? Évidemment, à la lecture de cette OS fort précise, il apparait que la déversion de sudation rentre dans la liste des faits incriminés. Que faire donc ? Installer une clim géante pour que les résidents arrêtent de transpirer ? Ou alors la municipalité va-t-elle devoir ouvrir des chalets d’aisance 24 h sur 24 afin que les autochtones, leur chien, leur ivresse et leur perspiration puissent s’épancher dans le respect de la loi en vigueur ?

Mais à qui profite le crime ?

À la lumière de cette analyse, nous pouvons d’ores et déjà affirmer que les hautes instances viennent de coller une cible bien visible sur le dos des fêtards, des sportifs et des animaux de compagnies. Pas besoin de faire appel à notre stagiaire expert en déduction pour remarquer que les coupables désignés de ce déferlement liberticide ne sont autres que les stars autoproclamées du confinement de l’an dernier. Ainsi, n’y a-t-il pas anguille sous cloche ?

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Car en traquant les dépôts sauvages des joggeurs et autres canidés en tout genre, le Gouvernement tente de se prémunir des débordements qui pourraient avoir lieu si jamais un variant moldave ou péruvien hyper résistant à la vaccination et à l’alcool de caroube forcerai le gouvernement à un nouveau confinement après avoir dansé tout l’été.
De là à imaginer une saison 3 pour la série COVID et compagnie, il n’y a qu’un pas, que seul le Professeur Raoult ne franchira pas…

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