La bien mauvaise surprise d’un Monégasque de retour dans son appartement à Fontvieille…

C’est ce qui est arrivé à Jean-Jacques P., Monégasque demeurant depuis plus de trente ans à Fontvieille. Ce dernier, pour se conformer à la loi, et éviter d’invasifs tests PCR à répétition, a quitté sa résidence secondaire à Roquefort les pins, pour rentrer à Monaco le temps que la situation sanitaire se calme. Cependant, quelle ne fut pas surprise quand il découvrit qu’une famille de quatre personnes habitaient là, et ce en toute impunité…

Comment en est-on arrivé là ?

Après une carrière réussie dans l’informatique, Jean-Jacques P. avait pu s’offrir un petit lopin de terre non loin de Cagnes sur mer, au milieu duquel il a fait construire une villa avec piscine, afin d’y couler ses vieux jours, avec comme projet secret de brasser sa propre bière à même sa cave. Mais quand il comprit que sa résidence secondaire était hors zone autorisée, et qu’avec sa plaque d’immatriculation monégasque, il encourait sanctions et nasales pénétrations, il se décida de rentrer avec bagages et épouse sous le bras. Et même si cela faisait plus de sept ans qu’il n’avait pas remis les pieds dans son appartement à Fontvieille, il savait exactement où se trouvait la clé, et la carte de sa place de parking était encore soigneusement rangée dans le pare-soleil.

Échange appartement et quiproquo

Pour ce quinquagénaire fraichement à la retraite, le choc est rude. D’autant plus que la famille de squatteurs, monsieur et madame B. pensaient agir en toute légalité. Cet appartement, ils l’ont eu grâce à Facebook, et le groupe « échange appartement domanial ». Lui, pseudo agent immobilier, et elle, professeur de langues étranges, avaient troqué en 2014 leur ancien logement à l’Herculis contre celui-là, dans un échange à trois pour lequel ils n’avaient pas souvenance des autres protagonistes. « Il y en avait un qui en avait marre des cafards aux Mélèzes », nous a simplement confié Monsieur B. dubitatif. Selon son œil de professionnel avisé, tout avait été fait dans les règles de l’art. Sauf que le titulaire de l’appartement n’avait jamais mis son bien en circulation.

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À qui la faute ?

«Si l’opération a eu un tel succès dans le temps, c’est peut-être parce que le véritable propriétaire de l’appartement n’est pas venu dans son bien depuis plus de sept ans !» s’est offusqué le préposé de l’administration lors notre stagiaire s’est enquis de son commentaire concernant cet échange effectué en l’absence du consentement idoine d’un des principaux protagonistes. Évidemment, nous n’aurons pas plus d’informations à ce sujet, le thème, largement débattu aux dernières élections du Conseil National, est hautement sensible. En attendant, nos sources contradictoires nous ont avisés que c’est finalement le super héros du logement à Monaco, Albert Croési, qui a été saisi de cette affaire, afin de trouver à tout ce monde un toit en Principauté selon les règles en vigueur et dans le respect de l’équité. Tout est bien, qui finit bien.



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