Les 12 travaux de Croesus : la légende originelle de la Principauté enfin sortie des eaux ?

Cette semaine, le Prince Albert II a pris part à une expédition sous-marine en Grèce, au large de la péninsule du Péloponnèse. Au cours de cette expédition, les scientifiques qui accompagnaient le souverain monégasque ont fait une étonnante découverte, qui pourrait bien changer nombre de certitudes historiques comme littéraires.

Tout au fond, la révélation

Ce lundi, l’expédition princière, guidée par Victor Vescovo, a plongé pour atteindre le point le plus profond de la mer Méditerranée, situé à -5109 mètres. À bord de son mini submersible, le Souverrain, pourtant enthousiaste à l’idée d’effectuer une telle expédition, a néanmoins déchanté en constatant que la grande bleue était jonchée de déchets de toutes sortes et de toutes espèces. Cependant, lors de la remontée, ils firent une découverte inopinée : un reste d’épave de navire, que personne n’avait remarquée jusque là. Il s’agissait d’une trière, ce navire typique de la Grèce antique. À l’intérieur, rien de très passionnant ne fut déniché, si ce n’est une caisse encore intacte, qui fut ramenée manu militari au Centre Scientifique de la Principauté.

Monaco, déjà sur tablette ?

Quelle ne fut pas la surprise des scientifiques monégasques, bien épaulé par les archéologues du musée d’anthropologie, quand ils ont découvert que cette caisse était remplie de tablettes de marbres, sur laquelle était vraisemblablement compté une histoire, ou un poème, comme la Grèce en raffolait à l’époque. Une poignée d’heures de traduction suffit aux spécialistes du genre pour déchiffrer le conte d’un héros méconnu des légendes antiques, mais qui pourtant apporte un éclairage tout particulier à l’histoire et aux fondations même de notre Principauté. Le choc est tel que tout cela est maintenu sous le sceau du secret, jusqu’à ce que la Gâchette, alertée par nos sources contradictoires, dépêche un stagiaire analyste des plus zélés.

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Les 12 travaux de Croesus !

Les tablettes ainsi découvertes par l’expédition princière, illustrée par les sculptures à figures noires qui ornent le pourtour du coffre, narrent l’épopée des 12 « travaux » accomplis par un certain Croesus, ancien commerçant habitant sur un rocher en Méditerranée répondant au nom de Portus Monoecus, plusieurs siècles avant Jésus Christ. La résonance est forte, surtout que Portus Monoecus est aussi appelé Portus Herculis. Et d’aucuns le savent, les légendes, qu’elles soient arthuriennes, Moldaves, bibliques ou antiques, prennent leurs fondations sur des faits historiquement vérifiables, que le talent ou l’imagination du poète ou du troubadour contant ces exploits va transformer, enjoliver, glorifier, pour finalement, avec le polissage inhérent aux affres du temps, lui donner sa consonance et son aspect légendaire.

La légende originelle de Portus Herculis.

Ainsi, selon les tablettes, ce mystérieux Croesus a dû accomplir 12 travaux, qui lui ont ouvert les portes du chimérique Mont-Charles, domaine privilégié des Dieux de la mythologie Monoïkienne.

  1. Dissimuler la recette du Barbajuan afin de la garder secrète.
  2. Écouter les plaintes de l’hydre du marché de la Condamine.
  3. Capturer vivant l’hippopotame du Zoo.
  4. Reboucher les trous de la chaussée des Spélugues.
  5. Purifier les eaux de la source d’Apolline.
  6. Faire taire le marteau piqueur qui hante les rues monégasques.
  7. Ramener à la raison, les fiefs dissidents de la Principauté.
  8. Remplir le grand lac du Larvotto.
  9. Garnir les tribunes du Stade Louis II.
  10. Calmer les raleries à propos du cadre de vie.
  11. Déménager la population du pays tout entier.
  12. Et enfin, faire flotter le pavillon monégasque au milieu du désert à Dubaï
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Les travaux de Croesus seraient-ils à l’origine de la légende d’Hercule ? Diodore de Sicile, célèbre historien spécialiste de la question, est catégorique : Hercule se trouvait sur les lieux du futur Monaco, en son temps. S’y trouvait-il, ou était-il originaire de là ? Le ramdam mythologico-historique risque de faire grand bruit, et il est fort probable que les « Hercules » qui transpirent non loin de la piscine du port ne soient pas les premiers à avoir sué sang et eaux à l’ombre du Rocher de Monoïkos.

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