La Principauté de Monaco écologique en matière de feux d’artifices.

À l’image de Katy Perry et de sa célébrissime chanson « FIREWORK » (feu d’artifice en anglais dans le texte), la principauté est connue dans le monde entier par son festival international de feux d’artifice, mais aussi par la prolifération quasi quotidienne qui embrasent le Port Hercule, le Sporting d’été, le Casino ou encore le Grimaldi Forum. Ainsi, pas un évènement, pas un seul buffet, pas la moindre agape dans notre beau pays ne se termine par une composition pyrotechnique illuminant le ciel de couleurs éparses.

Le cadre de vie remis en question.

Depuis de nombreuses années, des murmures se sont érigés pour souligner l’aspect peu écologique de ces spectacles. L’an dernier, surfant sur le thème très en vogue du côté de la Place de la Visitation, des voix sont montées au créneau pour se plaindre des nuisances sonores inhérentes aux pétards et autres explosions qui résonnent sur tout le front de mer chaque soir que Dieu fait de mai à septembre. Selon nos sources contradictoires, le point de non-retour aurait été dépassé, et le gouvernement princier est sur le pont pour apporter une réponse prompte, efficace et rapide afin que notre beau pays reste à la pointe de la lutte pour l’environnement.

Le département de l’équipement et de l’urbanisme en première ligne.

C’est avec une ordonnance souveraine qui devrait être publiée rapidement que le gouvernement a dégainé en urgence la première réponse à cette préoccupation. En effet, toujours à la pointe en matière de nuisance auditive, le département a demandé que chaque fusée soit entourée d’une palissade anti bruit, à l’identique de celle présente désormais autour des chantiers en ville, et ce afin d’atténuer au maximum la détonation dans le ciel. On devrait donc dès cet été voir deux lancements simultanés, la bombe pyrotechnique et la clôture attenante qui par un ingénieux système se déploieraient en hauteur juste avant l’éclosion de couleur et le bang sonore.

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La contre-attaque du Service de l’environnement.

Cette palissade anti-bruit adoptée en urgence ne pouvant être pérenne, les services de l’état ont planché sur un nouveau modèle de feux d’artifice écologique, et il est apparu rapidement que la solution d’un déploiement de drones pouvant dessiner dans le ciel des motifs lumineux en trois dimensions serait une idée révolutionnaire et innovante pour notre petit pays. Terminée la dispersion de cuivre, de sodium, de strontium et de baryum dans l’air ambiant, tous ces éléments chimiques qui en brulant font de si jolies couleurs. Place désormais aux robots pilotés en 5G, sans bruit et aux possibilités infinies en matière de nuances et de formes.

Un couac statistiquement prévisible.

Malheureusement, des études poussées ont mis à mal cette solution qui ne devrait vraisemblablement pas voir le jour. En effet, si 1000 drones devaient voler ensemble dans un balai féérique, les calculs statistiques montrent que le taux de perte probable, pour collisions, mauvaises manœuvres ou pannes techniques, serait autour des 50 appareils par séances. Et avec ces appareils chutant dans les eaux de la méditerranée, c’est une autre forme de pollution qui surgirait, par le plastique des coques, par le nickel, le cobalt, le manganèse ou le lithium contenu dans les batteries des engins volants. Ce qui n’est pas acceptable, cela va de soi.

La lumière vint de la S.B.M.

C’est d’un administrateur de la S.B.M., spécialiste en jeux de hasard, mais également éleveurs dans l’arrière-pays, qu’est venu la solution aussi écologique qu’innovante : un ballet de lucioles. Nos sources contradictoires nous ont même fait savoir qu’en toute discrétion, la S.B.M. a fait construire un abri permettant le dressage de 10 millions de lucioles. La première étape de ce grand projet en cours d’élaboration, consiste en la modification génétique des lucioles afin d’avoir un panel de nuances étendu. Par la suite, chaque insecte sera dressé afin que, sur le modèle des animaux du cirque, de véritables tableaux de couleur puissent apparaitre dans le ciel de la principauté en remplacement des bruyants et polluants feux d’artifice.

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La Gâchette attend donc avec impatience le lancement de la saison du festival ART EN CIEL 2020 afin de vous relater la magnificence de ces feux d’artifice 100% écologiques.

 

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