Monaco-Nice : les raisons du report !

La nouvelle est tombée hier en fin de matinée : le derby tant attendu entre Monaco et Nice a été reporté à une date ultérieure encore indéterminée. Le laconique communiqué du club monégasque n’apportait pas plus d’explications. Mais en cherchant un peu, nous avons rapidement compris que cet ajournement avait pour raison les nombreux soucis sécuritaires faute aux Gilets-Jaunes qui ont promis « du sang et des larmes ». À moins que ce ne soit Winston Churchill, mais dans cette histoire, nous ne sommes plus à une approximation prés.

Au four, au moulin, et au Louis II

Selon nos sources contradictoires, le report du match serait effectivement lié aux Gilets-Jaunes et à leur manifestation qui devrait atteindre un nouveau climax ce weekend, tel que les réseaux sociaux et les médias radio-trottoir nous le promettent. Mais pas suite au contingent de CRS parti sur la capitale pour protéger les bâtiments publics et le président de la République, comme nous l’entendons depuis hier. CRS, qui du coup, nous pouvaient pas se trouver dans le même temps du côté de Monaco pour procéder à l’arrestation de la cinquantaine de niçois en scooter venu polluer et déranger l’autochtone sur son canapé devant BFM. En fait, le match de l’AS Monaco a été reporté parce que les Gilets-Jaunes auraient totalement bloqué le stade Louis II, comme en atteste notre photo ci-dessous.

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Pagaille au bercail

Jeudi matin, dès potron-minet, un contingent de Gilets-Jaunes, vêtu d’une veste de couleur sombre pour ne pas se faire remarquer, a pénétré dans l’enceinte du Stade Louis II. Et par le truchement de l’ouverture des portes d’évacuation des véhicules de secours, a permis, en moins de deux heures, l’invasion du centre sportif par plusieurs milliers de manifestants, le tout dans une ambiance des plus silencieuses. C’est en constatant leurs tribunes ainsi infestées, et l’impossibilité d’accueillir les supporteurs des deux camps dans des conditions optimales de sécurité que le report du match a été décidé par la ligue, les autorités françaises et monégasques. Provoquant un effet boule de neige, ce qui est de saison, et poussant les prépotences hexagonales à annuler d’autres rencontres, de peur que cet envahissement systématique des enceintes footballistiques ne se propage de façon incontrôlée.

On a retrouvé la 7e compagnie !

Notre stagiaire fureteur a cependant réussi à entrer en contact avec la dernière compagnie de CRS encore sur place, et qui officiait jusqu’alors dans l’arrière-pays, du côté de la Brigue. Cette 7e compagnie n’est en nombre que très restreinte, et ne peut, pour l’heure, procéder à aucun délogement de ces manifestants, bien parti pour passer leur weekend dans le stade monégasque. «Ils sont restés groupir, on ne peut rien faire pour le moment», nous a expliqué le sergent-chef Chaudard. Une vaine tentative aurait été amorcée avec l’utilisation de bombes de fumée étourdissante, mais avec « la complexité de mettre le fil rouge sur le bouton rouge, et le fil vert sur le bouton vert », cette opération a tantôt été abandonnée, laissant les autorités monégasques perplexes, et sans vrai recourt face à ce blocage aussi surprenant qu’inopiné.

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Gilets-Jaunes et Casques bleus ?

Nos sources contradictoires nous ont alors alertés sur un fait important. De rapides négociations auraient été menées en sous-marin, au large du port de cap d’Ail, et il apparait que si cette situation de crise n’est pas résorbée d’ici la fin du weekend, la Principauté, pour déloger les Gilets-Jaunes, aurait prévu de faire appel à un contingent de Casques bleus. L’ONU serait d’accord sur le principe, maintenir la paix étant une de ses prérogatives premières. Cependant, ce cas de figure assez extrême ne sera utilisé qu’en dernier recours. Les autorités monégasques comptent sur le bon sens des Gilets-Jaunes, qui quitteront les lieux d’eux-mêmes, la plupart devant, dès lundi, traverser la route pour aller se rendre au bureau dans les locaux de Fontvieille. Il restera à déterminer la date de reprogrammation de la rencontre face à Nice, alors que le calendrier a tendance à devenir frénétique à partir du mois de janvier.

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