Le débat à Monaco, tout le monde a un avis, alors la Gâchette donne le sien.

Les discussions secouent le landernau monégasque depuis plus de 10 jours maintenant. Se fera-t-il, ou ne se fera-t-il pas ? Tout le monde est d’accord pour la soirée choucroute que l’ensemble des autochtones souhaitent, mais si l’un se moque de la recette, les deux autres se disputent quant à la mettre de la saucisse de Morteau, et non de la palette fumée. Comme tout le monde à un avis sur la chose, il est grand temps que la Gâchette donne le sien. Avec le recul, la sagacité et ce qu’il faut de flagornerie, comme d’habitude.

Face-to-face, la solution idéale.

Un débat face-to-face, soit trois débats en une soirée, nous sommes pour. Cela évitera sûrement le côté Gestapo du pugilat à 2 contre 1. Cela multiplie aussi les interventions, et ainsi le nombre susceptible de punchlines, ces petites phrases qui font le sel d’une élection, et qui éreintent nos stagiaires de corvée de Tweet-live. Évidemment, si nous avons accès au buffet entre chaque débat, nous militerons même corps et âme pour cette formule. Nos stagiaires doivent bien manger un peu n’est-ce pas, nous ne sommes pas des sauvages.

Ménage à trois, c’est ce qu’il faut pour Monaco.

Un débat à trois, nous sommes pour aussi. C’est démocratique, clair, lisible, et facile à mettre en place avec des sujets communs. Et puis ça ne dure pas trop longtemps, nous savons que l’électeur monégasque décroche vite si la soirée choucroute s’éternise. Évidemment, si l’organisation a la bonne idée de proposer un buffet pendant ce débat, nous nous saignerons à blanc pour cette formule. Si gaspiller les barbajuans nous chagrine, il n’en reste pas moins que de voir Fresko/ Grinda/ Valeri (rayer la mention inutile) tenter de viser Fresko/ Valeri/ Grinda (garder ce qui vous intéresse) à coup de pissaladière à un petit côté banquet d’Astérix qui ne serait pas pour nous déplaire.

Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse.

Quoi qu’il en soit, si cette grande soirée dont tout le monde rêve ne se fait pas, chacun accusera l’autre d’avoir fait planter les négociations. Sauf Monsieur Grinda, qui est d’accord sur tout. On est même prêt à parier qu’il accepterait, même si ce débat se déroulait à Fort Boyard au cœur de la fosse aux tigres. Il est évident que si cette soirée ne se fait pas, cela nous plongera dans une immense affliction. Mais surtout, nous serions dans l’obligation de réduire les émoluments de notre stagiaire, celui qui n’est pas payé. Et oui messieurs dames les pontes de la politique, songez bien aux conséquences que peuvent avoir vos décisions.

En attendant, nous vous laissons avec ces quelques vers d’Alfred de Musset, ou de Balzac, ou de Maître Gims, nous ne savons plus trop :

D’une carpe ou d’un lapin, mais non de l’amour même.
L’amour est tout, — l’amour, et la vie au soleil.
Aimer est le grand point, qu’importe la maîtresse ?
Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse !

Ou comme dirait Coluche : de la forme du débat, je ne suis ni pour, ni contre… Bien au contraire !

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