Monaco – Le contre exemple de la Catalogne

Le budget rectificatif 2017 a été voté en toute discrétion au début du mois, et selon les initiés, « ne rectifie pas grand-chose ». Cependant, les experts stagiaires de la Gâchette de Monaco étaient présents, et après quelques semaines d’analyse et de réunions tard dans la nuit autour d’un rouleau de scotch, nous sommes désormais en mesure de vous décrypter les non-dits, les sous-entendus, et les nota bene inscrits à l’encre sympathique sur les post-its que nous avons trouvés au fond des poubelles.

Monaco, un état trop petit ?

9 000 Monégasques en 2015, 11 000 en 2030, et une prévision alarmante de 18 000 à l’aube de 2050. Les chiffres de l’Institut monégasque de la Statistique sont formels, et le constat est inquiétant : les autochtones vont être deux fois plus nombreux dans 35 ans ! Avec un tel volume de population, c’est plus de 1 000 logements qu’il va falloir trouver pour les nationaux d’ici 2030.

Malheureusement, même si l’on adapte la devise de Coubertin au contexte monégasque « plus haut, plus serré, plus petit », la quantité d’appartements à Monaco n’a pas vocation à s’accroître indéfiniment. On approche donc à grands pas de la saturation totale, et la technique et la profondeur des eaux devraient rapidement limiter le grandissement du territoire monégasque sur la mer, au grand dam de ceux qui espéraient pouvoir rejoindre la Corse à pied via l’avenue du Port ou le quai Kennedy.

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La Catalogne au centre des intérêts du gouvernement

Mais avant de poursuivre sur les problèmes inhérents aux logements intramuros des Monégasques, un petit traveling vertical est nécessaire afin de faire le focus sur les remous qui agitent le royaume Espagnol. À coup de slogans accrocheurs et de référendum, la province catalane souhaite s’arracher de la domination ibérique. Et l’Europe blêmit, effrayée par une hypothétique « balkanisation » du vieux continent.

La Principauté de Monaco ne tremble pourtant pas. Elle a déjà connu les affres des mouvements indépendantistes, comme celui de la commune libre des Moneghetti, ou le Front de libération du vallon de la Rousse. Les hautes instances monégasques, fortes des échos ibériques, et face à leur problème d’exiguïté et de logement, réfléchissent à s’ancrer encore plus, en augmentant ses frontières, non pas sur la mer, mais vers la terre ceinturant le territoire monégasque.

Une consultation populaire, une annexion, un rachat ?

Ainsi, la clé consisterait à revenir aux limites de 1840. Tel est le leitmotiv des discussions secrètes actuellement entre les gouvernements français et monégasques. Nos stagiaires en infiltration ont réussi à remonter tout l’historique des solutions examinées ces derniers mois :

La première idée qui a germé était une annexion pure et simple de la commune de Beausoleil par les armes. La prépotence envisageait de commander une centaine de chars Leclerc et un porte-avion des usines Dassaut. Mais la ficelle semblait un peu grosse, et la dissimulation d’une si grande faction dans les rues de la Principauté était un plan osé. D’autant, si la réservation d’un étage entier dans les parkings publics pour garer les tanks avait pu se faire, un bâtiment nucléaire dans le port Hercule passerait difficilement inaperçu.

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La seconde idée était basée sur un référendum démocratique des habitants de Cap d’Ail, Beausoleil et Roquebrune. Moins violente, elle avait l’avantage de ressembler à ce qui se fait actuellement du côté de la Catalogne. Malheureusement, la solution n’a pas été retenue : le quota de Monégasque ayant leur résidence secondaire dans ces communes était trop important, et risquait d’influencer trop fortement le résultat.

Ainsi, afin de trouver une issue positive, un accord serait sur le grill pour un rachat pur et simple du territoire français par l’état monégasque, à l’identique de ce qu’avait fait la France en 1803 en cédant la Louisiane aux États-Unis d’Amérique. Cette rentrée d’argent aussi colossale que providentielle pour le gouvernement français leur permettrait de réduire le déficit, la dette, et la diminution des impôts des 60 millions de français serait un argument massue pour faire pencher la balance sur cette annexion pacifique.

La moyenne corniche, une frontière naturelle ?

Le projet a donc été présenté lors de la dernière assemblée des Nations Unies, qui verraient d’un œil favorable une nouvelle délimitation de l’état monégasque, qui s’étendrait à l’est à partir du rond-point dit « les 4 chemins » au nord par la lime de la moyenne corniche et au sud par la frontière de Cap d’ail.

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Toutefois, des points d’achoppement restent à l’étude, en particulier sur la prise en compte de la plage des pissarelles ! Une berge de nudiste dans un état catholique, seul au monde avec le Vatican, cela ne passe pas. Dans l’autre sens, les habitants du mont des mules seraient très remontés de ne pas être inclus dans la nouvelle Principauté, et menaceraient d’intenter des actions virulentes pour retarder les négociations.

Qui ne grandit pas se meurt…

Les premiers chiffres annoncés atteindraient les 500 milliards d’euros pour le transfert de souveraineté. Cela semble exorbitant, mais de nombreux donateurs monégasques auraient déjà assuré le gouvernement princier que la moitié que la somme serait d’ores et déjà récoltée. Et un Monaco de plus de 20 km² à l’aube de 2030 ne devrait plus être une utopie…

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