Les cougars dans le viseur…

MONACO – Alors que le recensement est déjà bel et bien entamé depuis plusieurs semaines, nos sources contradictoires sont parvenues à entrer en contact avec quelques responsables de cette formidable entreprise statistique à l’échelle nationale. Après avoir passé en revue les différents indicateurs qui serviront de base à l’analyse de la population, notre informateur s’est longuement arrêté sur la donnée qui pose problème actuellement : le taux de fécondité.

Un coefficient au plus.

Nos sources contradictoires sont formelles : jamais l’indice de reproductibilité n’a été aussi bas. Ainsi, « le pays doit tout faire pour rehausser ce taux, sinon il s’en va au-devant de vraies déconvenues ». Pourtant, une stagnation du nombre d’autochtones réserverait nombre de problèmes : limitation des demandes d’appartements domaniaux, réduction des flux de circulation, et même moins de caddies carrefours agonisant en plein milieu d’un trottoir au détour d’une ruelle. Sauf que tous les systèmes modernes sont mus par une loi immuable : grandir, ou mourir. Comment nourrir tous les retraités si le nombre d’actifs pour payer diminue ?

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Des mesures draconiennes.

 À cela, un groupe de décisionnaires a été réuni, et tous se sont mis d’accord sur un point : la fécondité ne sera à nouveau maitrisée que si les dérives relationnelles modernes cessent. « Loin de nous l’idée de poser le haro sur les sex-friends ou les préservatifs, même si le souverain pontife verrait cela d’un œil bienveillant », nous explique notre contact, « mais nous devons déjà nous occuper du cas de ces personnes matures qui vident nos jeunes mâles reproducteurs pour autre chose que perpétuer le sang national… »
Des mesures draconiennes vont être prises dans ce sens. Toute femme copulant avec un homme âgé de 10 ans de moins qu’elle devra automatiquement se déclarer auprès des services compétents de la sureté publique. Nous n’avons cependant pas pu obtenir le moindre renseignement quant aux sanctions possibles en cas de récidives…
Un dernier point affole cependant les décideurs : « au vu des premiers retours statistiques, il va nous falloir lancer plusieurs offres d’emplois afin d’ouvrir un bureau spécial pour centraliser le nombre toujours plus grandissant de demandes d’enregistrement que nous risquons de traiter… »

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