À l’occasion de la Semaine de la mobilité, le président du très officiel SUV Club de Monaco serait monté au créneau pour défendre les droits des propriétaires de véhicules de plus de deux tonnes.
« Donnez-nous des couloirs dédiés comme aux vélos, et vous verrez, nos SUV sont très mobiles ! », explique-t-il.
Le club réclamerait notamment la création de pistes cyclables suffisamment larges pour permettre aux SUV de les emprunter, mais aussi de places de stationnement directement intégrées au dispositif.
Une conception élargie de la mobilité douce
Pour le SUV Club, le problème ne serait pas tant la taille des véhicules que l’absence d’infrastructures adaptées.
« On parle beaucoup de mobilité douce, mais personne ne pense à la douceur nécessaire pour garer un SUV », estime un spécialiste des déplacements urbains.
L’association proposerait ainsi la création de « voies de mobilité motorisée douce », réservées aux véhicules de plus de 2 000 kg.
Concernant les émissions de gaz à effet de serre, le club estime que la question est « largement exagérée ».
« Un SUV qui reste coincé dans les embouteillages ne pollue pas davantage qu’un SUV qui roule », rappelle un expert. « Il faut simplement éviter de regarder les chiffres trop longtemps. »
Le dispositif pourrait également prévoir des pistes SUVables avec aire de retournement, voie d’insertion et borne de recharge pour la climatisation.
« Il faut arrêter d’opposer les mobilités », insiste le président. « Un vélo et un SUV peuvent très bien partager le même espace, à condition que l’espace soit suffisamment grand. »
Les écoles, victimes d’un manque d’espace
Le club s’intéresserait également aux embouteillages monstres observés aux abords des écoles aux heures d’entrée et de sortie.
Selon lui, le problème ne viendrait pas du nombre de SUV présents devant les établissements, mais du manque de voies suffisamment larges pour les accueillir.
« Quand six SUV attendent devant une école, ce n’est pas un bouchon. C’est un problème d’urbanisme », explique un spécialiste.
L’association proposerait donc d’élargir les rues, les trottoirs et, si nécessaire, les établissements scolaires eux-mêmes.
Une commission serait désormais chargée de déterminer si les SUV doivent circuler sur les pistes cyclables, les trottoirs ou les deux.
La cellule de crise aurait déjà proposé une solution : créer une piste SUVable suffisamment large pour accueillir un SUV, puis demander aux cyclistes de l’emprunter également.
Objectif : favoriser le partage de la route sans que personne ne sache exactement laquelle.