SANTÉ – Tendinite du clic : l’administration face à une nouvelle maladie professionnelle

L’affaire du « clic malheureux », qui avait conduit à la publication prématurée d’un communiqué gouvernemental avant même le vote d’un texte au Conseil national, continue de produire ses effets.

Selon nos sources contradictoires, une vaste étude aurait été discrètement lancée afin de déterminer si ce type d’incident ne relèverait pas, en réalité, d’une nouvelle maladie professionnelle : la tendinite du clic.

« Pendant longtemps, on a cru à une simple erreur humaine. Aujourd’hui, nous n’écartons plus la piste médicale », confie un membre de la cellule d’investigation.

Une pathologie encore sous-estimée

Les premiers résultats seraient préoccupants.

Selon les chercheurs, certains agents administratifs effectueraient jusqu’à 18 000 clics par jour, provoquant une usure prématurée de l’index, une perte progressive du discernement… et, dans les cas les plus graves, l’envoi d’un mail avant de l’avoir relu.

« Le patient ne clique plus, il répond à un réflexe conditionné », résume l’expert en bureautique publique, appelé en urgence pour participer aux investigations.

L’étude révèle également que les symptômes apparaissent souvent sans prévenir : ouverture compulsive d’onglets, validation intempestive de fenêtres, ou incapacité à résister au bouton « Envoyer ». Enfin, le volumineux document s’intéresse également aux victimes invisibles de cette pathologie : les pièces jointes oubliées.

« Elles restent sur le quai pendant que le mail quitte définitivement la boîte d’envoi. Beaucoup ne s’en remettent jamais », déplore notre expert.

Les souris entendues par les enquêteurs

L’enquête s’est ensuite orientée vers le matériel informatique.

Plusieurs souris ont ainsi été placées en observation, tandis que certaines seraient toujours activement recherchées pour avoir effectué des clics intempestifs et malencontreux… à l’insu de leur plein gré.

L’expert se veut toutefois rassurant : « Une souris ne clique jamais seule. Elle ne fait qu’accompagner psychologiquement son utilisateur dans un processus décisionnel qu’il regrettera quelques secondes plus tard. »

En attendant les conclusions définitives, le gouvernement envisagerait déjà plusieurs mesures de prévention, parmi lesquelles l’instauration d’une pause obligatoire toutes les cinquante validations… ainsi qu’une relecture systématique avant tout clic jugé « potentiellement diplomatique ».

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