GRAND PRIX – L’enquête sur l’asphalte remonte jusqu’aux espaces verts

Une semaine après les problèmes de revêtement qui ont perturbé la fin du Grand Prix de Monaco, l’enquête avance… mais pas forcément dans la bonne direction.

Alors que la Direction de l’Aménagement Urbain (DAU) semblait être la principale responsable du bitume qui s’est désagrégé plus vite qu’une promesse de campagne, celle-ci affirme aujourd’hui que le véritable problème serait venu… des bus de la CAM.

Selon plusieurs sources, la compagnie aurait insisté pour faire circuler plusieurs véhicules sur une portion de chaussée fraîchement resurfacée. Une hypothèse immédiatement rejetée par la CAM.

Une théorie qui prend le vent

« Nos bus sont conçus pour transporter des passagers, pas pour déplacer des plaques tectoniques », explique un porte-parole, avant de présenter sa propre théorie : les Parcs et Jardins.

Le talus situé à proximité du virage aurait, selon eux, modifié les flux d’air en créant une zone de sécheresse localisée. Un phénomène baptisé « effet ficus Venturi » par absolument personne.

Du côté des Parcs et Jardins, on assure que les arbustes sont entretenus conformément aux normes horticoles en vigueur et qu’aucun d’entre eux n’a suivi de formation en aérodynamique.

Une commission pour démêler… les branches

L’entreprise chargée du resurfaçage campe également sur ses positions. « Tout a été réalisé dans les règles de l’art », affirme son directeur, précisant que le bitume a même reçu « deux coups de rouleau supplémentaires, par amour du travail bien fait ».

Face à cette succession d’explications, le gouvernement aurait décidé de créer une commission d’enquête composée d’ingénieurs, de météorologues, d’un jardinier municipal et, par mesure d’équilibre, d’un pilote de karting de huit ans.

Les premières auditions devraient permettre de déterminer si le responsable est un autobus, un cyprès, une rafale de vent… ou, hypothèse de moins en moins privilégiée, un simple problème d’asphalte.

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