Drame dans les couloirs de l’administration monégasque : un document administratif aurait mis fin à ses jours en se jetant dans un bac de recyclage, quelques secondes seulement après avoir été déposé sur le bureau d’un chef de section.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le document aurait été imprimé à 9 h 17 avant d’être remis à Gérard P., qui venait tout juste d’en prendre connaissance. Il se serait alors précipité vers la poubelle bleue.
« Je n’avais même pas commencé à le lire », témoigne le chef de section, visiblement affecté.
Une enquête pour comprendre les motivations
Une commission aurait immédiatement été constituée afin de déterminer les raisons ayant poussé le document à commettre cet acte.
Plusieurs signes avant-coureurs auraient été relevés : trois pages d’annexes, une case à cocher sans indication claire et la mention « voir procédure ci-jointe », alors qu’aucune procédure n’était jointe.
L’expert en bureautique publique a également été entendu.
« Le document semblait stable. Il avait été enregistré sous un nom comprenant 47 caractères et avait déjà été ouvert par quatre personnes. Rien ne laissait présager une telle issue. »
Une cellule psychologique aurait été proposée aux autres documents présents sur le bureau. Gérard P., quand à lui, aurait été victime d’une déprime gastroentérite foudroyante.
Un précédent qui inquiète l’administration
L’administration craindrait désormais un effet domino. Plusieurs formulaires auraient demandé à être transférés directement au service voisin, tandis qu’un compte-rendu de réunion aurait été retrouvé plié en quatre dans un tiroir.
« Nous devons rester vigilants », estime un responsable. « Un document qui refuse d’être traité peut rapidement entraîner une désorganisation du service. »
Une commission d’enquête devrait prochainement remettre ses conclusions, sous réserve que le rapport ne soit pas lui-même victime d’un incident similaire.
Selon l’expert en bureautique publique, le document aurait laissé derrière lui un mystérieux message :
« Pour la protection des données personnelles. »

