La Mairie de Monaco réfléchirait à rapatrier en Principauté son historique programme « Un enfant = un arbre », jusqu’ici principalement développé dans l’arrière-pays.
L’objectif serait simple : accompagner le vaste plan de renaturation du Gouvernement tout en répondant aux épisodes de canicule de plus en plus fréquents.
Selon un premier scénario, chaque naissance donnerait lieu à la plantation d’un arbre sur le boulevard des Moulins, choisi comme terrain d’expérimentation. « La fréquentation actuelle permettra de mesurer l’impact de l’ombre sans perturber les habitudes des passants », résume un technicien.
Capitaine FLAM revendique une victoire… à moitié
À peine remis en liberté, Capitaine FLAM, fondateur du Front de Libération des Arbres Monégasques, a immédiatement salué cette annonce.
« Je vous l’avais dit : plantez des arbres, bordel ! »
Quelques heures plus tard, il était pourtant aperçu rue Caroline, une pelle à la main, haranguant les passants.
« Les arbres, ce n’est pas de la décoration ! Ça sert à faire de l’ombre ! Vous allez me planter ça là où il n’y a personne, alors que les gens cuisent rue Caroline, Promenade Honoré 2 ou devant les arrêts de bus ! Et les toits-terrasses… sérieusement ? À part rafraîchir les pigeons et les VIP du Grand Prix début juin, ça sert à quoi ? »
Selon plusieurs témoins, les quelques commerçants du boulevard des Moulins lui auraient discrètement donné raison.
Une ombre à long terme
Les élus se veulent néanmoins prudents quant aux résultats.
« Nous avons fait les comptes : si la natalité reste stable, nous devrions atteindre l’ombre climatisante d’ici 2084 », se félicite un conseiller.
Afin d’accélérer le processus, plusieurs pistes seraient à l’étude : encourager les naissances au printemps, privilégier les essences à croissance rapide ou demander aux nouveaux parents de fournir eux-mêmes un séquoia de trois mètres lors de la déclaration en mairie.
Capitaine FLAM, lui, refuse de désespérer.
« Si, en 2084, quelqu’un peut enfin traverser Monaco sans changer de trottoir tous les vingt mètres pour trouver un peu d’ombre, alors ça valait le coup d’attendre. »

