De Carlo au Covid – Un jeune monégasque devient milliardaire.

Photo © 2020 MC-CLIC

C’est la belle histoire de cette fin d’année 2020. Une de ces fables qui excitent l’imaginaire, sur fond d’American Dream. Et pourtant ici, point de rêve, ni même de fantasme outre-Atlantique. Notre affaire prend son origine au cœur de Monte-Carlo, et nous montre qu’avec un peu de sens commercial, et de l’inventivité, on peut très vite monter, grâce à Carlo.

L’œuf, l’héritage, et la prime Carlo

On connait tous ici l’histoire de cet oligarque monégasque, qui répondant à un journaliste qui lui demandait comment il était devenu milliardaire, rétorqua qu’il avait commencé par acheter un œuf, pour le revendre et avec le bénéfice, s’était acheté 2 œufs. Il avait ensuite vendu ses 2 œufs pour pouvoir en acheter 3 œufs, et ainsi de suite pendant des années… Puis un jour, il a hérité du magot de son père…

L’épopée du jeune Kevin B. n’a en fait rien à voir avec ce récit, si ce n’est que sa richesse désormais incommensurable fait de lui une des dix plus grosses fortunes mondiales.

Tout a commencé à Noël 2020, quand ses 4 grands-parents, simples fonctionnaires retraités, se sont concertés pour lui acheter le nouvel iPhone 14, en mettant en commun leurs 4 bons Carlo de 650 euros généreusement offerts par le gouvernement princier. Mais à 14 ans, Kevin avait de la ressource. Il s’est rendu au magasin pour se faire rembourser ce cadeau et le voilà avec un premier pécule en argent liquide.

Pokemon et petite chimie amusante

Le garçon profite de cet argent pour faire venir à Monaco sa petite correspondante syldave, fraichement rencontrée sur Facebook, et qui lui a avoué à demi-mot, après avoir découvert qu’il était monégasque, qu’elle était habile avec sa langue et ses mains. Avec la monnaie restante, Kevin se procure un kit du parfait chimiste, et une boite de préservatif, qui malheureusement ne fera pas long feu.

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Voilà à peine un mois que les grands-parents du jeune homme ont activé leur compte Carlo pour lui payer un téléphone dernier cri, et l’histoire est désormais en marche.

Kevin, qui malgré son addiction au jeu Pokemon Go, qui lui a déjà couté un passage au CHPG après s’est fait renverser par un bus pour avoir traversé la route sans regarder dans le but « de capturer un grenousse shiny », est néanmoins conscient des grands enjeux de ce monde. Et ce premier de la classe de 4e B au Collège Charles III va se lancer un défi à la hauteur de son imaginaire : combattre la pandémie de COVID19.

Test, couture et révolution.

Kevin ne mettra qu’un mois pour fabriquer un antivirus dans la cave de la maison familiale. Un peu d’essence de térébenthine, quelques feuilles d’eucalyptus, de l’huile de lin, de l’alcool et du bleu de méthylène, et le tour était joué. Malheureusement, l’annonce de sa réussite sera phagocytée et détournée par le puissant lobby des experts Facebook Raoultiens, et personne n’en entendra vraiment parler.

Mais notre jeune monégasque inventif ne se démontera pas pour autant. Dans un premier temps, il vendra le brevet de sa trouvaille à une connaissance russe de sa petite amie syldave.

Puis, avec Natasha, ils font coup double. Habile de ses mains, elle s’adonnera à la fabrication en masse de masques, cousant à partir de nappes et des serviettes récupérées dans les restaurants en fermeture administrative. Tandis que lui, toujours dans la cave familiale, réalise un test révolutionnaire pour la gent féminine monégasque : il invente le premier test grossesse/COVID.

Le test pour toutes et tous

Le seul hiatus de sa méthode était de savoir s’il fallait d’abord uriner sur le test avant de se le mettre sur le nez, ou l’inverse. Heureusement, l’intervention d’un ami de ses parents, chercheur du centre scientifique de Monaco, a résolu le problème en y ajoutant un test pour la prostate, rendant ainsi la séquence d’utilisation beaucoup plus intuitive, et plus présentable auprès du Conseil National.

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Parce que cette fois-ci, Kevin ne laissa rien transparaitre sur les réseaux sociaux. Il ira en parler directement chez ceux qui comptent et qui ont le sachoir en Principauté : le bienveillant hémicycle du Rocher.

Les tests sont « testés » dans la foulée, avec l’appui de nombre de personnel féminin de l’autre côté de la place de la Visitation. Et les résultats sont stupéfiants ! La célérité et la fiabilité des résultats est à nul autre pareil. Et le doublement avec le test de grossesse remporte un fort beau succès, sauf pour un contingent d’attachés qui ne goûtent guère d’apprendre qu’elles sont tombées enceintes de façon assez fortuite.

L’exclusivité et l’aide aux personnes âgées !

Kevin obtient, en échange de son procédé, et de son silence quant à certains résultats issus de comportements peu catholiques, l’exclusivité de ses tests sur le territoire monégasque, avec une acompte sur commande de près d’un million d’Euros, mais aussi la vente, là encore exclusive, des masques de sa compagne auprès des ainés monégasques, et enfin, un appartement dans les surélévations d’Apolline, Natasha étant tombé enceinte entre temps.

Le pécule de Kevin ne dormit pas bien longtemps dans les coffres de sa banque. En effet, n’écoutant que son bon cœur, il vint en aide à ses grands-parents, et racheta leur appartement en viager.

Ces braves gens eurent tôt fait de louer les qualités de leur petit filet, tant est si bien que, un trimestre plus tard, Kevin détenait pas moins de 600 appartements en viager à travers la Principauté, y compris certains logements de la Qietüdine et de la future extension du Cap Fleuri. En gage de reconnaissance, il donna à chacun un lot de ses précieux masques faits maison.

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Le masque et la Californie.

Malheureusement, l’utilisation des masques s’avéra désastreux pour la population atteints de difficultés respiratoires. En effet, si le procédé est 100 % sécure, il ne laisse passer ni les virus, ni l’air. Tant est si bien qu’une utilisation de ces ustensiles peut grandement accélérer les risques pour les personnes les plus fragiles, notamment dès lors qu’il s’agit de lutter contre un virus aux symptômes respiratoires.

Si bien qu’en moins de 6 mois, Kevin était devenu l’heureux et le riche propriétaire de plus de la moitié des appartements qu’il avait acquis en viager précédemment.

Mais là encore, la générosité guide ses pas. Il revendit dans la foulée l’ensemble de ces si précieux logements dont il n’avait que faire, au fond de réserve constitutionnel, qui ne regarda pas sur le prix, puisque la priorité de gestion de ce fond était d’anticiper le prochain « méga plan de logement » qui serait indubitablement présenté par le Président du Conseil National pour l’anniversaire de ses 50 ans de présidence de la haute assemblée.

Kevin vit désormais en Californie, sa villa surplombant les palais de Jeff Bezos et Mark Zuckerberg, mais il garde sur une des tours de son petit château un drapeau rouge et blanc, symbole de sa réussite exemplaire au service de ses compatriotes.

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