Bienvenue au lac de Monaco !

Il fait bon vivre au pied du Rocher en ce début du 21e siècle, et s’il semble difficile d’imaginer ce que les livres d’histoire retiendront de cette période de notre beau pays, on peut d’ores et déjà affirmer que c’est dans les livres de géographie que l’on trouvera une des bizarreries des plus étonnantes concernant le territoire Monégasque. En effet, l’ensemble des caissons de l’extension en mer ayant été posée en juillet, formant un cercle fermé autour d’une étendue d’eau, qui doit ainsi être considérée comme un lac. Et ce plan d’eau, une première dans l’histoire de la Principauté, n’est pas sans conséquence.

Un bouleversement dans les manuels de géographie.

La première conséquence de cette création assez impromptue a été le changement qu’il a fallu effectuer dans tous les manuels scolaires de géographie de par le monde, et ce à tout juste un mois de la rentrée scolaire. En effet, le souci d’exactitude qui habite l’ensemble des enseignants de nos chères têtes blondes a forcé les éditeurs à insérer, à côté du lac de Genève, du lac Victoria ou du lac Léman, cette nouvelle curiosité géographique monégasque. Le simplement dénommé « Lac de Monaco », dans l’attente d’une baptisation officielle, sera au programme des cours de géographies, et devrait faire son entrée au Larousse et au Petit Robert dès sa remise à niveau au début de l’année prochaine.

Qui dit lac, dit intrigue…

Afin d’attirer les vacanciers, la direction du tourisme à Monaco a donc planché en extrême urgence sur une manière de se démarquer. Les grands penseurs de cette noble institution ont ainsi envisagé de créer un mythe comme la présence inopinée d’une créature lacustre légendaire, fortement inspirée de celle logeant dans le Loch Ness. Plusieurs solutions auraient été considérées, telles que laisser en liberté un plésiosaure qui aurait pu apparaitre ponctuellement, ou alors y placer le Munegausorus Rex découvert l’an passé au parc Princesse Antoinette, pour peu ce dernier sache déjà nager. La manne financière touristique de plusieurs millions d’euros par an permettrait de rembourser assez rapidement le chantier et pourrait booster les recettes de l’état durant les 50 prochaines années.

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Qui dit lac, dit chanson de Michel Sardou.

Surpris, et fortement intrigué par ce fait divers, c’est lors de son traditionnel passage cet été à la Salle aux étoiles que Michel Sardou, grand maitre des chansons lacustres, a émis le souhait d’écrire un texte sur le lac de Monaco… C’est par ce poétique communiqué sur Twitter que le chanteur aurait divulgué son envie de chanson : «De la sonorité suave et du décorum churrigueresque des caissons flottant, jusqu’à la platitude calme de ces eaux stagnantes de la Méditerranée, tout n’est qu’exhalation dans ce bout de paradis émergeant». Nul doute que ses vers s’inspireront fortement de son œuvre majeure sur le Connemara, et c’est donc un tube de l’été en puissance qui va être lancé dans les prochaines semaines. Au son de la cornemuse, mais aussi des fifres et des tambours, on espère que ce titre connaitra un succès planétaire à l’identique de toutes les chansons du chanteur préféré de la femme de notre stagiaire en kilt.

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