La surélévation de la plage du Larvotto à l’étude !

Après le projet de restructuration prévu pour les trois prochaines années, qui a provoqué moult débats et à l’avis réservé des élus municipaux, après la fuite d’huile non loin du chantier de l’extension en mer, qui a induit nombre de ronchonnements du côté des militants écologiques, la plage du Larvotto a de nouveau attiré tous les regards suite à la fermeture temporaire des lieux pour cause de mauvaise hygiène. Un tel enchainement de nouvelles délétères en provenance directe de l’œil du cyclone ne pouvant être totalement fortuit, la Gâchette de Monaco a donc mené l’enquête. Et quelle ne fut pas notre surprise quand nous avons appris, auprès des services gouvernementaux concernés, que ce saint lieu de balnéation et de monoï allait faire l’objet du plus pharaonique des desseins en cours en Principauté.

De la gastroentérite chez les hippocampes.

Revenons tout d’abord sur la pollution bactériologique de la plage, c’est en effet une épidémie de gastroentérite chez les hippocampes qui a engagé la fermeture de notre rivage préférée. Les déjections étaient bien trop nombreuses pour que les autochtones puissent continuer à se baigner. Certains services sanitaires craignaient même que l’acidité des selles des chevaux de mer n’entraine des réactions épidermiques au contact de certains corps gras dénudés, notamment pour les plus âgés. Ainsi, les instituts vétérinaires ont donc saupoudré la berge de Smecta et d’Immodium afin d’enrayer l’épizootie. Il semble toutefois que la constipation des gabians demeure désormais un sujet de préoccupations majeur.

Le Larvotto, en version 2.0

C’est en interrogeant plusieurs préposés de cette triste affaire de selles molles qu’un des agents responsables a laissé choir l’information : la restructuration du Larvotto, dont l’étude est en cours, devrait prendre un virage à 180 degrés, et à l’instar du projet des Jardins d’Apolline, le gouvernement en dernière minute aurait proposé, en accord avec un Conseil National toujours volontaire quand il s’agit de trouver de la place pour loger les Monégasques, de faire une plage sur 2 ou 3 étages. Ce concept disruptant, en mode modernité 2.0, aussi incongrue que révolutionnaire, a un avantage indéniable : il va tripler la capacité d’accueil pour les résidents et les estivants sans devoir manger encore de la surface sur la mer.

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Une plage à étages à la pointe de l’innovation.

Il s’agirait donc tout simplement de faire une plage à étages, d’une hauteur assez grande pour poser son parasol sans toucher le plafond, et même de jouer au volleyball sans subir de désobligeant rebond contre le firmament. De plus, ce concept permettrait d’utiliser la plage même les jours d’intempéries, puisque les étages inférieurs seraient protégés de la pluie par une dalle en béton étanche, fabriquée avec les résidus des matériaux de la réfection des Jardins d’Apolline. Les touristes et les Monégasques auraient ainsi la possibilité de bronzer en toute sérénité puisque des lampes UV seraient installées sur les voutes et qu’une climatisation régulerait les températures surtout en période de forte canicule.

Encore une fois, à la pointe du progrès et de l’innovation, la principauté va présenter là un nouveau concept qui devrait, sans nul doute, s’étendre tout au long de la Méditerranée, voire même s’exporter dans les contrées exotiques du golfe persique.

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